#7 - Cette semaine, nous allons revivre ce chemin vécu par Jésus, nous allons le vivre comme nous ne l’avons jamais vécu, confinés chez nous mais en communion très forte.

Dimanche 05 avril 2020

Messe des Rameaux

- 5 avril 2020 -

 

Entrée messianique : Mt 21, 1-11

1ère lecture : Is 50, 4-7

Psaume 21 (22) 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a

2e lecture : Ph 2, 6-11

Evangile : Mt 26, 14 - 27, 66

« Jésus Christ est Seigneur » (Ph 2, 11)

Après les cris enthousiastes de la foule qui l’acclame à son entrée à Jérusalem, Jésus crucifié entend les moqueries des grands prêtres et des scribes qui reprennent les mots du psaume 21 : « Il en a sauvé d’autres et il ne peut se sauver lui-même ! Il est roi d’Israël : qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui » (Mt 27, 42). Non seulement Jésus est crucifié, mais les moqueries et les insultes ne lui sont pas épargnées. Ils l’attaquent sur sa mission et son identité avec les mots-mêmes de l’Ecriture : « Il a mis sa confiance en Dieu. Que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime ! Car il a dit : Je suis Fils de Dieu » (Mt 27, 43). 

Jésus va au bout de la dynamique de l’incarnation. Il aurait pu se dérober devant ceux qui voulaient sa mort et rester, on pourrait dire, comme « confiné » chez lui. Non : « Sa vie, nul ne la prend, c’est lui qui la donne » (Cf. Jn, 10, 18). L’hymne aux Philippiens que nous avons entendu dans la deuxième lecture nous livre le cœur de l’incarnation : « Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu […] s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. […] Il s’est abaissé […] jusqu’à la mort, et la mort de la croix » (Ph 2, 5b-8). 

Entrons dans le grand mystère de la foi. Oui, Jésus est bien le Fils et Dieu l’aime. Oui, Jésus prend la condition de serviteur par amour pour l’humanité. En ce temps de pandémie, toute l’humanité exprime ce qui est au cœur de l’homme : notre aspiration profonde à la vie et une vie sans entrave, sans souffrance, sans maladie. Pour nous, chrétiens, après ce carême si particulier qui a été comme un creuset, nous voyons jaillir en nous avec un force renouvelée notre espérance dans le crucifié. C’est lui qui nous conduit à la Vie. C’est lui qui nous donne de supporter avec patience et joie nos souffrances et nos difficultés. C’est pourquoi nous adhérons avec force aux mots de l’hymne aux Philippiens : « Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père » (Ph 2, 9b-11). 

Cette semaine, nous allons revivre ce chemin vécu par Jésus, nous allons le vivre comme nous ne l’avons jamais vécu, confinés chez nous mais en communion très forte. Cette épreuve creuse en nous le besoin de vivre en communauté, la nécessité d’une vraie fraternité. Vivons cette semaine en communion avec nos frères et sœurs malades, et avec celles et ceux qui les soignent.

Mes amis, recueillons-nous dans le silence, chacun dans nos maisons… Et que nos genoux fléchissent, que nos cœurs fléchissent en proclamant : « Jésus Christ est Seigneur » !

Amen.

+ Jean-Yves Nahmias

Evêque de Meaux

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